Hydrospeed Uganda 2006

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Accueil > L'expédition > Samedi 18 novembre 2006
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  Samedi 18 novembre 2006

Retour sur Kampala en bus local !

Lever à 6h30 mais nous sommes éveillés depuis 5h30 : un groupe d’ouvriers philippins spécialisés dans l’entretien de machines de l’usine de sucre de canne de Masindi habite l’hôtel et a décollé très tôt ce matin.

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Arbre devant l’hôtel

Nous profitons de la douche chaude et partons prendre le bus de la poste. Il passe entre 7h30 et 8h30. Entre deux averses, nous rejoignons la poste. Nous postons nos dernières cartes postales dans la boîte aux lettres.

Le bus que nous avons pris il y a trois jours passe devant la poste, le chauffeur nous reconnaît, arrête son bus brusquement, nous interpelle, envoie ses deux rabatteurs pour nous convaincre de monter à la capitale avec lui. Nous refusons gentiment son invitation, les bus de la poste ont l’air plus petits et plus spacieux, nous ne regretterons pas ce choix.

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Raphaël et Charl attendent le bus

Le bus embarque les sacs de courrier (qui servent de sièges !) dont nos cartes postales et des passagers.

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Le Post Bus

Tout le folklore de l’Afrique dans un bus : la mamie qui fait sa loi, des jeunes mamans avec bébés, des jeunes qui rigolent tout le temps, un chauffeur et son contrôleur/rabatteur, la poule (une vraie, bien vivante), autant de bagages dans les allées que dans les soutes, des jeunes filles avec des grands sourires, des gens assis par terre ou sur les sacs, ... Ca promet.

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Sourires

A chaque fois qu’on croise un autre Post Bus, l’arrêt semble obligatoire, pour échanger de contrôleur, pour aider le chauffeur car son bus est en panne, ou pour dire bonjour.

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Deux Post Bus se croisent

Au bout d’une heure de voyage, le chauffeur se décide à faire son marché. Il s’arrête donc à chaque boucherie rencontrée sur le chemin, négocie, compare la qualité puis se décide à la troisième.

Il achète ensuite des ananas, des oranges, s’arrête pour manger ... Et tout le monde en profite.

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Le chauffeur fait son marché
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Boucher, remarquez la balance et la machette
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Le chauffeur continue son marché

Nous comprenons que les citadins profitent de leur voyage à la campagne pour ramener des produits frais et que les ruraux profitent de leur passage par la ville pour ramener des produits manufacturés et finis (notamment du pain).

Nous avons mis 4h00 à l’aller, nous mettrons 5h30 pour ce retour.

La route se transforme de temps en temps en piste, et paradoxalement, c’est la route la plus dangereuse : les voitures et les camions roulent plus vite, alors qu’elle a souvent plein de trous et qu’elle n’a pas toujours la largeur souhaitée.

Nous en faisons l’expérience au croisement d’un camion vert. Celui arrache la rétroviseur côté chauffeur et nous recevons une volée d’éclats de verre. Deux petits enfants assis dans les bras de leurs parents à l’avant du bus ne seront heureusement pas blessés mais un peu choqués.

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Le bus sans son rétro

Toutes les heures, arrêt obligatoire sur des "aires" où une nuée de vendeurs proposent des boissons et de la nourriture. Nous goûtons des brochettes de foie, et du "cassava" (nous découvrons en France qu’il s’agit de manioc), sorte de gros radis cuit très bon. En réalité, c’est la racine de manioc qui se mange.

Tous les ougandais sont étonnés que des Muzungu osent manger ceci.

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On peut téléphoner de partout
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Le chauffeur continue son marché, remarquez la taille des ananas
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Les fabricants de bidons doivent être riche en Ouganda

Deux jeunes font les mariolles et font rire la moitié du bus. Pourquoi la moitié seulement ? Parce qu’ils parlent la langue de leur tribu et que seuls les membres de leur tribu comprennent la langue (le Kinyarwanda, le Kirundi ou encore le Kiswahili).

Deux ougandais de deux tribus différentes parlent anglais entre eux.

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Marché de fruits frais
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Une vache qui se sert
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Les ougandais ont toujours quelque chose à vendre
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Chèvres triant les déchets
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Les vélos servent souvent de brouette
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Une vache
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Fabricant de lit
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Serrurier
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Gamelles et bidons
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Les vaches aussi trient les déchets
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Tout est bon dans le boeuf
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Gamelles et bidons
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Il y a 5 caisses pleines empilées

Sur la fin du voyage, à l’approche de Kampala, embouteillages. Une dame décide de prendre les choses en mains et oblige le chauffeur à faire demi-tour en pleine route et à prendre des raccourcis. Nous passons dans des rues en pente où deux voitures ne se croisent pas, imaginez un bus ! A plusieurs reprises, des jeunes descendent pour faire la circulation en obligeant les voitures à se garer ou à reculer.

Dans Kampala, plusieurs rues sont bloquées, encore des détours pour arriver à la Poste Centrale.

Là, bien contents de notre voyage mais un peu fourbus, nous décidons de trouver un restaurant et de rejoindre notre lodge où son nos bagages à pied. Nous passons dans des rues vides dans la fin d’une manifestation, au milieu des voitures blindées anti-émeutes. L’air est rempli de gaz lacrymogènes.

Nous comprenons les rues bloquées et apprendrons le lendemain par les journaux qu’il s’agissait d’une manifestation d’opposants au régime.

Nous prenons un repas chez Antonio’s. Paul nous indique par SMS un hôtel. Nous y allons. Marc et Raphaël manquent de se faire écraser à plusieurs reprises, ils regardent toujours du mauvais côté de la route avant de traverser.
Heureusement, Charl a l’habitude et veille au grain.

L’hôtel est miteux, très bruyant et pas spécialement bon marché.

Grâce au guide, nous en trouvons un autre, le 888 Hotel accolé au Chinese Palace. Les chambres sont correctes avec salle d’eau (la douche donne sur la cuvette des WC). Ca a l’air un peu bruyant, il y a des cafards mais c’est propre et il y a des moustiquaires.

Nous posons nos affaires et partons au lodge chercher nos affaires de nage, en espérant qu’elles y sont encore et qu’elles sont sèches !
Nous sortons dans la rue et ... tombons sur le lodge 25 mètres plus loin ! Notre lodge et notre hôtel sont dans la même rue mais nous avons atteints les deux par des chemins complétement différents.

Bonne surprise. Autre bonne surprise, nos affaires sont encore là et sèches. En plus, la patron ne nous demande rien, malgré l’heure avancée de la journée.

Nous regroupons donc toutes nos affaires, sortons dans Kampala pour acheter des cadeaux, trouver de l’argent et nous promener. Nous passons dans un marché où aucun blanc ne semble être passé depuis plusieurs années. Des gens nous demandent de les prendre en photo en nous faisant promettre de leur envoyer la photo par Internet.

Tout le monde veut faire des affaires avec nous.

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Un seul vélo peut porter plus de 220 bidons (estimation)
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Raphaël dans le BHV local
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Stands du BHV
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Photo promise
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Chantier
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Toutes les charges lourdes se portent sur la tête

Nous croisons un vendeur de crickets, ça sera le seul met que nous n’aurons pas osé goûter.

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Vendeur de criquets
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Criquets bouillis sans pattes ni antenne

Le soir, fatigués, nous dînons au Chinese Palace avec Paul et la télévision à fond en chinois.

Plus tard, toutes les télés des chambres restent allumées tard dans la nuit, celle-ci sera courte.

Revoir le compte-rendu du Vendredi 17 novembre 2006.

Voir le compte-rendu du Dimanche 19 novembre 2006.