Une eau dense, chargée de pierres ponce.
Lever tranquille ce matin, même Denis se lève tard ! Il a plu toute la nuit, les affaires de nage qui séchaient encore sont trempées.

- Magasin à Banos
Aujourd’hui, deux groupes se forment : le groupe nageurs, qui comprend Daniel, Marc et Mouton,

- LRMP, Les Roule Ma Poule n’avaient pas nagé
et le groupe touriste, soit Denis, Marco, Niko et Raphaël, mais aussi Nadia, une suissesse rencontrée la veille aux bains.

- Raphaël, Marc, Tina et Niko

- Riph Raph
Pour les nageurs, le problème vient du ciel : à cause de la pluie de la nuit, les rivières ont triplé de volume. Le Rio Topo dont la descente avait été envisagée la veille au soir semble un peu chaud avec un tel débit. Repli sur un parcours plus sage : la classique en raft du Rio Pastaza, un tronçon de classe III + sur plus de 20 km.
Après avoir réglé et marchandé le taxi-navette, nous voila partis ... une bonne demi-heure de route et les trois nageurs se retrouvent au bord de la rivière : une eau dense, chargée de sable noir (couleur chocolat), de grandes vagues et un courant exceptionnel qui nous fait penser aux rapides de l’Inn et de l’Oetz, en Autriche.

- Mouton

- Une eau couleur chocolat

- Daniel
Un grand moment de glissades et quelques zigzags entre d’énormes pleureurs et vigoureux rappels. Les mouvements d’eau sont surprenants, les drossages qui entament les falaises de conglomérats de lave engendrent des vagues à surf sur plusieurs dizaines de mètres. Par moment l’eau bouillonne, le courant ne sait plus où aller puis reprend sa folle course vers Puyo ...
Anecdote : au début du parcours, Marc reçoit un caillou qui saute sur son flotteur. C’est vrai, les galets roulent et font vibrer l’eau sous leur passage durant toute leur descente, mais de là à projeter des galets hors de l’eau ... Il nous faut récupérer un de ces galets sauteurs pour comprendre : nous sommes entourés de pierre-ponce, sans doute venue des pentes du Tungurahua.
Autre anecdote : au bout d’une heure dix de descente, nous apercevons un véhicule qui ressemble au taxi navette. Un coup d’œil à la montre nous incite à poursuivre notre chemin : le chauffeur avait estimé un temps de descente de mas o menos 2 heures 30 à 3 heures. Nous poursuivons notre chemin. Mais au détour d’une jonction entre deux bras, nous voyons nettement malgré la distance le chauffeur nous faire de grands signes ! C’est bien l’arrivée : un quart d’heure de plus et nous se retrouvions à Puyo !
Et c’est ainsi que les trois nageurs entament une mémorable remontée faite de traversées et de cheminements dans le dédale des îles du Rio Pastaza dont le lit à cet endroit fait plusieurs centaines de mètres de large.

- Marc et Mouton marchent pour retrouver la bonne rive, entre les bras et les îles
Vous l’aviez deviné, nous n’étions pas sur la bonne rive !!!
Au final : une dernière descente récréative sur le sol équatorien à 20 km/h de moyenne et que nous n’aurions pas voulu rater ...
Mais le groupe touriste n’aurait raté pour rien au monde leur programme du jour : Marco, Raphaël, Denis, Niko et Nadia ont décidé de monter en quad sur le versant opposé au volcan pour tenter de l’apercevoir sous un autre jour.
Location de 4 quads et d’une moto pour Marco pour 3 heures et c’est parti ! Nadia nous montre le chemin qu’elle a gravi en deux heures la veille. Au bout d’une demi-heure de montée en quad, nous atteignons la crête à 2 600 mètres et nous découvrons médusés le volcan enneigé !

- Le Tungurahua enneigé
Le Tungurahua apparaît entre les nuages blancs qui passent juste à son sommet. Nous mettrons quelques minutes à comprendre qu’une partie des nuages n’en sont pas : ce sont les volutes de vapeur d’eau émises par le volcan qui montent dans le ciel. C’est magique !
Nous redescendons tranquillement et attaquons la descente de la vallée vers Puyo. Passage de tunnels très impressionnant en quad, arrêt régulier pour observer les cascades qui descendent dans le canyon du Rio Pastaza.
Nous finissons par arriver au pied d’une nacelle qui nous permet de traverser le Rio.

- La nacelle nous permet de traverser le Rio
Machinerie simple mais efficace : un moteur de camion actionné par un homme entraîne une nacelle pouvant contenir 6 personnes.

- Niko, Marco, Raph et Denis dans la nacelle
A grande vitesse, nous traversons la rivière et arrivons de l’autre côté du canyon dans un grand jardin.

- De l’autre côté du rio
Petite visite, balade au sommet d’une cascade et nous rentrons à Baños.

- Cascade
Le quad de Niko donne des signes de faiblesse. Du coup, il négocie une demi-heure de plus et remonte avec Denis sur la route empruntée quelques heures plutôt. Denis et Niko rapportent des superbes photos du volcan.

- Denis et Niko rapportent des superbes photos du Tungurahua
Le soir, tout le monde se retrouve au restaurant mexicain, sauf Mouton qui a une poussée de fièvre qui disparaîtra dans la soirée.
Ensuite, Marc, Marco, Denis, Niko, Raphaël et Nadia décident de remonter en quad sur la route pour observer le volcan, mais cette fois de nuit. Nous sommes accompagnés par deux petits jeunes qui tiennent le magasin de location. La nuit promet d’être claire et le spectacle grandiose.
Mais au bout de quelques centaines de mètres de dénivelé, déception : nous arrivons dans les nuages. La ville de Baños finit par disparaître et notre périple se transforme : montée en quad dans la brume. Nous irons jusqu’à dépasser le belvédère où nous nous étions tous arrêté dans l’après-midi !
Petite séance de photos, de fous rires et de River Tonic et redescente tranquille sur Baños.

- L’escapade nocturne du Gang et des loueurs de quad
Retour à l’hôtel où nous préparons nos affaires : demain, nous prenons le bus pour Quito. Ca sent la fin mais nous comptons bien profiter des paysages jusqu’au bout.
Le Gang des Nageurs du Milieu du Monde qui ne nagera plus en Equateur cette année.
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