Lots of local kids to play with !
Jour difficile pour nous tous aujourd’hui : l’air est à 30 degrés, la température de l’eau est estimée à 20 degrés par Marc et 22 par Daniel. Il fait trop chaud !!!
Ce matin, lever à 6h00, comme d’hab. Sauf que ce coup-ci, nous sommes à Tena, porte de la forêt amazonienne et la température et le taux d’humidité ne sont plus les mêmes.
De plus, le 15 novembre, c’est le 443ème anniversaire de la fondation de la ville de Tena.

- Une église au loin
Le président de l’Equateur est natif de Tena, il vient donc en visite dès aujourd’hui. 2000 militaires dans la ville, presque autant de policiers, des orchestres, des marchands ambulants, des touristes, des badauds, des rues barrées,... grosse ambiance, et la nuit a été un peu mouvementée : bruit et chaleur !
La fête doit durer jusqu’à lundi.

- Ce matin, nous sommes réveillés par la fanfare
Dans la rue, un homme aborde Raphaël (qui a fait des progrès en espagnol, merci Myriam) et lui propose de venir voir un boa constrictor qu’il a trouvé dans la jungle il y a deux jours. Mouton, Marc et Raphaël le suivent et font connaissance avec la bête.

- La morsure du boa constrictor est soi-disant inoffensive...

- ...mais lui est très impressionnant
Dans la matinée, nous partons tous les 7 pour la rivière Jatunyacu, un classe III de gros volume.
Au programme 4 heures de navigation en partant d’un parc national sans habitants situé en pleine jungle ; le topo dit "Lots of locals kids to play with".
La rivière alterne planiols et rapides (Raphaël baigne dans le deuxième, mais sans lâcher son flotteur) et nous rencontrons plusieurs rafts.
Un des guides, Edouardo, nous montre un "surf de la mort qui tue" qui sert pour des compets de freestyle de kayak. Ca arrache !!

- Le Gang des Nageurs du Milieu du Monde...

- ... dans le "Surf de la mort qui tue"
Nous croisons des pirogues, certaines motorisées remontent même les rapides de classe III !
Beaucoup d’enfants nous abordent au bord de la rivière : ils nagent avec des bouées de camions ou des bouteilles d’eau vides servant de flotteur.
Inutile de dire que nos flotteurs les intéressent beaucoup. Chacun d’entre nous prête son flotteur qui passe de main en main.

- Les enfants les plus dégourdis remontent le long de la rive

- pour profiter du courant

- et redescendre la rivière entouré

- Ils se débrouillent très bien avec nos flotteurs
Rapidement, nous sommes entourés par plus de 30 gamins qui réclament nos casques et nos flotteurs.


- En échange d’un flotteur, une chambre à air !

Un peu plus loin, Raphaël est abordé (encore) par un guide de raft. Il veut essayer l’hydrospeed. Raphaël lui prête palmes, casque et flotteur et Juan (c’est son nom) se lance. Il est kayakiste, ça se sent, il connaît bien la rivière et rejoint sans problème le reste du groupe.
Juan serait donc le premier équatorien à faire de l’hydro ...
Deux minutes plus tard, il enfile la combinaison de Niko, et se lance avec nous pour les 2 heures de descente restantes. Niko monte dans le raft qui contient 7 suisses et grecs, plus un guide.
Juan et ses amis veulent absolument développer l’activité. Ils nous parlent prix, construction, apprentissage et nous disent la joie d’avoir gouté à ce sport. Mucho gusto revient au moins dix fois dans la descente.
Vladimir qui accompagne en kayak, veut aussi essayer ; du coup c’est Niko donc qui récupère le kayak jusqu’à la fin de la descente.

- Pour un instant, Niko a troqué son flotteur ...

- contre le kayak de Vladimir
Juan refuse de prêter les palmes de Niko à Vladimir, mais même sans palmes, Vladimir se débrouille très bien aussi. Par contre, Juan aura du mal à récupérer le flotteur ...
A la fin de la descente, nous retrouvons Mark et son amie Frans, deux anglais rencontrés hier soir. Ils connaissent bien les rivières du coin et doivent nous emmener demain sur une rivière baston.
Denis est déçu, on avait repéré le restaurant où devait manger le président (notre cantine depuis deux jours où on mange comme des chancres à 16h00 pour 5 dollars, avec des tranches d’ananas plus épaisses qu’une côte de bœuf toulousaine), mais il n’est pas venu !
Ce soir, rendez-vous avec les anglais, les suisses, les grecs, Juan et ses amis au café, grosse soirée en perspective !
Autant vous le dire, on a eu du mal à faire cet article, nous sommes extrêmement sollicités, c’est la première fois que beaucoup de gens voient de l’hydrospeed ici !
Tout le monde veut venir nager avec nous demain et nos films et nos photos ont beaucoup de succès.
Entre Juan et les enfants, grosse journée de promotion RIPH, donc.
Au fait, on galère toujours avec le port USB ...

- Le Gang des Nageurs du Milieu du Monde en Goguette !
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